Fondé par Amandine Beyer en 2006, l’ensemble tire son nom de l’”Accademia degli Incogniti” à Venise, Et de ce nom, il tente également d’en hériter l’esprit: un goût pour l’inconnu sous toutes ses formes: l’expérimentation des sonorités, la recherche du répertoire, la redécouverte des “classiques”…
Au sein des “Incogniti” se retrouvent des musiciens qui se sont rencontrés dans plusieurs projets musicaux au cours des dernières années, qui éprouvent un grand plaisir à travailler et jouer ensemble et dont l’ambition première, dans cette nouvelle formation, est de transmettre une vision engagée et cohérente des œuvres qu’ils interprètent au gré de leur sensibilité et leur goût réunis.
Amandine Beyer triomphe par son naturel et son élégance – Les Quatre Saisons – 10 R classica
“Majestueuse, arachnéenne, hypnotique. Parfaite à chaque inflexion d’un phrasé que la jeune soliste modèle avec un sens de l’espace magnifiquement servi par la prise de son”. – Pierre Gervasoni. Le Monde, 24 mai 2005 – à propos de la Chaconne de JS Bach ZZT070601
Comme le souligne Jacques Drillon, Amandine Beyer apporte quelque chose de rare au monde baroque : « Elle est une très brillante virtuose, mais elle laisse la parole aux autres, sa joie n’est ni du nervosisme ni un argument de vente. Jamais capricieuse, elle ne renonce pas à elle-même, à son accent personnel, à son goût de la phrase longue. Musicienne en somme (même dans Bach, pourrait-on ajouter). »
Après avoir commencé le violon avec Aurélia Spadaro à Aix-en-Provence, Amandine Beyer poursuit ses études au CNSM de Paris, puis entre à la Schola Cantorum de Bâle (Suisse), au sein de la classe de Chiara Banchini, où elle profite également de l’enseignement d’autres professeurs de l’école, tels que Christophe Coin, ou Hopkinson Smith. L’activité musicale d’Amandine Beyer est jalonnée de plusieurs récompenses internationales: Premio Rovereto (1998), lauréate de la Fondation Juventus (2000), Premio Antonio Vivaldi de violon baroque à Turin (2001). Elle a enregistré plus d’une vingtaine de disques pour Erato, Harmonia Mundi, Alpha et Opus 111 et depuis 3 ans pour Zig-Zag Territoires…
Son dernier disque Rebel a été salué par la presse internationale un “Diapason d’or de l’année”, “Choc du Monde de la Musique”, Scherzo…
Par ailleurs elle est invitée à donner des cours aux stages de Mondoví (Italie), Barbaste (France), et elle est professeur à l’ESMAE de Porto (Portugal).

Alba Roca, née à Berga (Espagne), elle a étudié le violon avec Eva Graubin et Sergio Prieto. Elle poursuit alors des études de musique baroque au CNR de Paris, et entame une carrière qui l’amène à jouer avec Le Concert des Nations et Hespèrion XXI dirigés par Jordi Savall, Les Arts Florissants, Al Ayre Español, Le Concert Français et L’Assemblée des Honnestes Curieux. Elle a enregistré de nombreux disques pour Zig-Zag Territoires, Harmonia Mundi, Alpha et Alia Vox. Avec son quatuor à cordes Albada, elle a gravé récemment une version pour cette formation du requiem de Mozart, parue sous le label Arsys.
Flavio Losco, musicien franco-italien né à Paris, Flavio Losco se forme à Nice. Très tôt passioné par les techniques originales du violon, il développe avec son père Ettore Losco une nouvelle approche de la tenue de l’archet à la manière de Paganini, premier pas qui l’entraîne vers la musique baroque qu’il pratique avec brio aux côtés de musiciens tels que Christophe Coin et Pierre Hantaï. Il développe parallèlement une activité de chanteur, tenant la partie de ténor dans les messes de Schubert ou Mozart, et incarnant à l’opéra le Comte Almaviva du Barbier de Séville de Rossini ou Spoletta de la Tosca de Puccini…
Marta Paramo, née à Bogotá (Colombie), a étudié l’alto à la Guildhall School of Music and Drama à Londres, dans les classes de Rachel Podger et Katherine McGillivray. En France depuis 2002, elle fait des rencontres fondamentales et marquantes avec Skip Sempé, Kenneth Weiss, Amandine Beyer, et participe à des productions dirigées par Christophe Rousset, Paul McCreesh, Rinaldo Alessandrini, Philippe Herreweghe… Elle se produit avec plusieurs ensembles baroques: Le Concert Français, Capriccio Stravagante, Le Concert d’Astrée…
Marco Ceccato étudie le violoncelle moderne avec David Geringas, et le violoncelle baroque avec Gaetano Nasillo à la Scuola Civica di Milano. Il joue régulièrement avec plusieurs ensembles de musique ancienne comme l’Academia Montis Regalis, Al Ayre Español, Zefiro, Accademia Ottoboni, en travaillant avec des grands chefs tels que B. Kuijken, J. Savall, E. López Banzo, A. De Marchi et A. Bernardini. Il a enregistré pour Opus 111, Hyperion, Berlin Classics, Radio Rai Tre et Radio France.
Baldomero Barciela est né à Vigo (Espagne), après ses études de histoire de l’art, il se perfectionne en viole de gambe au CNSM de Lyon avec Marianne Muller. Membre fondateur de L’Assemblée des Honnestes Curieux, il se produit dans des festivals comme Sablé, Urbino, Théatre du Châtelet, Ambronay, Are-More…Il a enregistré pour Opus 111, Zig-Zag Territoires et Radio France.
Anna Fontana est née à Vérone (Italie). Après ses études au Koninklijk Conservatorium de La Haye, elle se perfectionne en clavecin et basse continue à la Schola Cantorum Basiliensis avec Jesper B. Christensen. Elle se produit dans le monde entier avec des ensembles tels que l’Academia Montis Regalis, Ensemble Aurora, Cappella della Pietà dei Turchini, Ensemble Zefiro, La Venexiana. Elle a enregistré pour Opus 111, Capriccio, Glossa, Alpha, La Bottega Discantica, Agorà, Naxos et Arion
Francesco Romano . Après son diplôme en guitare reçu avec les plus hautes récompenses au Conservatorio di Santa Cecilia à Rome il se consacre à l’étude du répertoire de la renaissance et du baroque. Il s’est produit dans le plus importants festivals en Europe, Etats-Unis et au Japon, en collaborant avec Jordi Savall, Andrew Lawrence King, Christoph Coin, Enrico Onofri, Amandine Beyer… Il a enregistré pour Opus 111, Capriccio, RCA, Virgin, Symphonia, Hyperion, Nuova Era. Parmi ses disques les plus récents se trouvent les Concertos pour luth et pour luth et viola d’amore d’Antonio Vivaldi avec l’ Academia Montis Regalis pour le label allemand Edel Klassik.
RAQUEL ANDUEZA
Cette soprano, qui appartient à la toute dernière génération du paysage musical européen, est née à Pampelune. Elle a commencé sa formation au Conservatoire Pablo Sarasate de cette ville. Elle a ensuite complété ses études à la Guildhall School of Music and Drama de Londres, où elle a obtenu en 2000 un Bachelor of Music avec mention honorifique et reçu le prix School Singing Prize.
C’est cette même année qu’elle a rencontré Richard Levitt, devenu depuis lors son maître. Sa présence est régulière dans les principaux festivals d’Europe, et elle se produit avec des ensembles tels que El Concierto Español, Orphenica Lyra, Lyra Baroque Orchestra of Minneapolis, et Al Ayre Español, entre autres.
Elle a chanté sous la direction de chefs aussi importants que William Christie, Sir Colin Davis, Luis Antonio González Marín, Emilio Moreno, Jacques Ogg, Fabio Biondi, Christian Curnyn, Eduardo López-Banzo et Ernest Martínez-Izquierdo. Raquel Andueza a obtenu avec La Trulla de Bozes le premier prix du XXVIe Festival Van Vlaanderen de Bruges.
Elle appartient également à l’ensemble vocal et instrumental Los Mvsicos de sv Alteza, avec lesquels elle réalise une intense activité de concertiste. Depuis 2003, elle est membre du quatuor vocal La Colombina.
Ce qu’en dit la presse
A propos des Quatre Saisons de A. VIVALDI :
Par sa souplesse virtuose, son jeu poétique, la maturité de l’approche, cette nouvelle version des Quatre saisons est un événement : « la » lecture que tout mélomane doit à présent posséder.Des Quatre saisons hypnotiques et visionnaires- classiquenews
Amandine Beyer triomphe par son naturel et son élégance – 10 R classica
Amandine Beyer régénère Vivaldi : La violoniste force le respect – Franck Mallet
Il suffit de fermer les yeux pour voir. Sa maîtrise ne vise jamais la seule démonstration mais convainc par sa générosité et son intelligence – Philippe Venturini -Choc Monde de la musique
Fêtée pour son album Rebel, la virtuosissima ne cède en rien à un Carmignola pour le son, la justesse, la fantaisie, la fougue. 5 diapasons – Roger Claude Travers
La violoniste Amandine Beyer et l’ensemble sur instruments anciens Gli Incogniti répondent en proposant un éclairage nouveau sur ces partitions rebattues. Lumineuses et colorées, ces Quatre Saisons très champêtres reviennent à la source d’une oeuvre que Vivaldi envisageait en peintre brossant à grands traits un paysage. Voilà un magnifique exemple de musique de chambre, d’une subtilité et d’une richesse de sentiments inouïes. Et, douceur supplémentaire pour le dessert, ces Quatre Saisons d’anthologie sont complétées par trois concertos (dont deux inédits jusqu’alors) joués avec le même lyrisme et la même évidence. Bertrand Dermoncourt – L’Express – Septembre 2008
« Les interprètes du jour sont assez extraordinaires dans leur jeu, ne cherchant pas à tout prix l’esbroufe, ne sombrant pas non plus dans un lyrisme déplacé. Cette version est suffisamment simple dans son rendu pour être qualifiée d’évidente, ce qui est le plus grand compliment qu’on puisse faire ! François-Xavier Lacroux France Catholique Août 2008
D’une folle élégance, son interprétation poétique des Quatre Saisons est d’ores et déjà à ranger à côté des classiques de genre comme les versions de Fabio Biondi ou Il Giardino Armonico. La Gazette du Nord Pas de Calais – 18 septembre 2008
Amandine Beyer et l’ensemble Gli Incogniti en proposent une approche tout en subtilité : dans la pure tradition baroque, on y entend une vraie féerie sonore, un clair détachement des accents des cordes, un clavecin à sa place, des tempos millimétrés, une palette de couleurs particulièrement étendue. Valeurs Actuelles 11 septembre 2008
« Ne se contentant pas du manuscrit le plus usité, la version imprimée par Le Cène en 1725, Amandine Beyer propose une relecture des Quatre Saisons s’appuyant sur d’autres sources dont « le manuscrit de Manchester » et sur le droit de tout artiste à se libérer des habitudes. Le résultat est foudroyant. Loin de l’imitation, cette musique se découvre sensible aux tourments de l’âme. » Monique Parmentier Resmusica – 1er septembre 2008
Après l’interprétation si décapante et si luxuriante des « Quattro Stagioni » de mes amis de « Il Giardino Armonico », je ne pensais vraiment pas qu’un autre ensemble puisse relever le défi. Pourtant, avec ce nouvel enregistrement, Amandine Beyer relève, non seulement, cet incroyable défi mais elle s’offre le luxe de nous offrir, en cette année 2008, l’ enregistrement de « Référence » de cette œuvre. Sous l’archet de son magnifique violon, on a l’impression de redécouvrir l’œuvre la plus populaire du prêtre roux de Venise. Un CD à écouter en boucle. Ces nouvelles « Quatre Saisons » sont plus que festives, envoûtantes et enivrantes, elles sont tout simplement les plus émouvantes de l’histoire du disque. Bonheur assuré !
Christian Chorier,Directeur Artistique du Théâtre de Poissy / Centre Musical, Lyrique et Phonographique et Consultant Artistique International
À propos des concertos pour violon de JS BACH :
Le monde de la musique baroque, stérilisé par le marketing, la technicité et la concurrence, se trouve très bien de l’éclosion de musiciens comme Amandine Beyer. Elle est une très brillante virtuose, mais elle laisse la parole aux autres, sa joie n’est ni du nervosisme ni un argument de vente. Jamais capricieuse, elle ne renonce pas à elle-même, à son accent personnel, à son goût de la phrase longue. Musicienne en somme (même dans Bach, pourrait-on ajouter). Jacques Drillon – Le nouvel obs Mai 2007
Poésie à fleur d’archet, sonorité de rêve, lignes pures : le violon d’Amandine Beyer convainc dans les acrobaties (les double-cordes par exemple) et bouleverse dans les mouvements lents, mémorables exercices de funambulisme (BWV 1056/2). Cette étonnante combinaison d’intensité et d’aisance expressives place cette version, sans doute pour longtemps, au sommet d’une discographie pourtant pléthorique. Philippe Venturini – Choc du Monde de la musique – mai 2007
La jeune violoniste a retenu toutes les leçons de son professeur Chiara Banchini, pour qui le violon est avant tout un instrument mélodique. On sent chez la soliste et chez son petit groupe de musiciens, le bonheur de jouer de jouer ensemble, de rechercher des timbres que ne permettent pas toujours les instruments dits anciens, de faire de la vraie musique de chambre. Nous sommes là au domaine de l’inventivité dans l’expression et dans les sonorités, de la poésie virtuose, du chant sublimé…. On pourrait dire qu’Amandine Beyer a réussi parfaitement la synthèse entre ce que nous offraient les meilleures versions sur instruments anciens de Jaap Schröder ou d’Andrew Manze – et les surprenantes et magnifiques lectures sur violon moderne de Thomas Zehetmair, de Pinchas Zimmermann ou de Viktoria Mullova. Un très beau CD qui a le mérite de réconcilier amateurs et détracteurs d’interprétations baroques. Xavier Rey – Classica Repertoire – 10R – Juin 2007
À propos de son disque Jean-Ferry Rebel avec l’Assemblée des honnestes curieux
Disciple de Lully, Rebel a le théâtre dans la peau… même quand il écrit des sonates ! Les Honnestes curieux l’ont compris mieux que personne, ils ouvrent grand les rideaux sur des opéras imaginaires. Amandine Beyer a bien senti que pour l’interprète la véritable difficulté consiste ici à raffiner le détail pour fondre images et contrastes en un seul élan, une seule lumière… Comme Lully à l’opéra, comme Le Lorrain dans ses paysages imaginaires…Gaetan Naulleau Diapason d’or – Février 2006
« Six Sonates pour révéler le registre solaire d’un compositeur qui, premier en France, a consacré tant d’attention au violon. Amandine Beyer excelle avec un archet tendu et poétique à la fois : sublime dans le célèbre Tombeau de Monsieur de Lully et virevoltante dans les mouvements rapides, la violoniste fait preuve d’une grande maîtrise des intensités. Sa lecture, fraîche et sensuelle, accompagnée par une Assemblée toujours très précise, est amplifiée par une prise de son dont la qualité toute en rondeurs fait le bonheur de la maison française. » Le Temps – Genève – 11.03.2006
« Violoniste d’exception, la jeune Amandine Beyer réussit une synthèse inespérée entre la maîtrise d’un Goebel et la poésie d’un Kuijken. Jamais, même dans les épisodes périlleux, elle ne crispe son archet ni ne durcit le geste. Philippe Venturini – Le Monde de la Musique – Mars 2006.