auteur-réalisateur
Depuis une trentaine d’années, Bruno Monsaingeon, violoniste concertiste établi à Paris, consacre une grande partie de son temps à la réalisation de films musicaux tout en continuant à donner des concerts.
Il a réalisé des films sur les musiciens majeurs de notre époque : Nadia Boulanger, Yehudi Menuhin, Murray Perahia, Glenn Gould, Sviatoslav Richter, Viktoria Postnikova, Guennadi Rojdestvenski, Michael Tilson Thomas, Zoltán Kocsis, Friedrich Gulda, Paul Tortelier, Julius Katchen, Dietrich Fischer-Dieskau, David Oïstrakh, Julia Varady et beaucoup d’autres.
Un long travail mené en association avec Yehudi Menuhin et avec Glenn Gould a abouti à la production de nombreux films sur des thèmes variés avec ces deux musiciens. Parmi eux, « Menuhin en Chine, la muraille ouverte » et « Glenn Gould – Les Variations Goldberg » sont devenus légendaires.
Depuis 1986, Bruno Monsaingeon a notamment réalisé :
« Retour aux Sources, » film en trois parties consacré au retour de Yehudi Menuhin en Union Soviétique ;
« Le Trio de Tchaïkovsky » interprété par Viktoria Postnikova, Yehudi Menuhin et Marc Coppey ; « Portrait d’un joueur, Andreï Chesnokov » ; Barbara Hendricks en récital à Leningrad,
« Les 24 Caprices de Paganini « interprétés par Alexander Markov ;
« Orgues, Toccates et Fantaisies – Marie-Claire Alain joue Bach « ;
« Naissance d’un chanteur, Nicolas Rivenq. »
Après plusieurs années de recherches, Bruno Monsaingeon a rassemblé un grand nombre de documents sur David Oïstrakh. La production de trois programmes à base d’archives provenant de la télévision soviétique, où l’on voit le violoniste interpréter les concertos de Brahms, Sibélius et Tchaïkovsky, a été complétée en 1994 par la réalisation d’un portrait, « David Oïstrakh, Artiste du peuple ? » récit de la vie et de la carrière du maestro, raconté à l’aide de textes autobiographiques, d’archives exceptionnelles et des témoignages de ses pairs : Gidon Kremer, Mstislav Rostropovitch, Guennady Rojdestvensky, Yehudi Menuhin et le fils de David, Igor Oïstrakh. (• Prix West Flanders Festival International du Film sur l’Art, Knokke Belgique, 1995 • Prix Vidéo de l’Académie Charles Cros, 1998)
En 1993, Bruno Monsaingeon a consacré deux films « L’Inconnu de Santa Barbara” et « Gilles Apap and Friends« , au jeune violoniste français, Gilles Apap. Le premier est un portrait documentaire montrant le talent exceptionnel et les activités musicales du jeune musicien qui vit à Santa Barbara en Californie; tandis que le deuxième est un concert au cours duquel il interprète des œuvres majeures de musique classique, irlandaise, tzigane, jazz, bluegrass…
Début 1995, Bruno Monsaingeon a réalisé un vaste portrait de Yehudi Menuhin, « Le Violon du Siècle« , rétrospective de la vie et de la carrière du plus fameux violoniste du siècle, illustrée d’étonnantes archives. Ce portrait, réalisé pour marquer les 80 ans du grand musicien, est articulé autour de huit thèmes: son enfance, sa vie de famille, sa découverte de la musique, sa fulgurante ascension sur la scène internationale, son travail avec nombre d’autres grands musiciens, sa relation avec le violon et son engagement politique. (• Diapason d’Or, 1996 • Grand Prix Académie Charles Cros, 1996 • Prix Gramophone de la Meilleure Vidéo, 1996)
Après avoir filmé trois récitals de Dietrich Fischer-Dieskau – sélection de Lieder et « La Belle Meunière » de Schubert ; deux cycles de mélodies de Schumann, « Liederkreis » op. 24 et « Dichterliebe » op. 48 – ainsi que trois cours d’interprétation portant, pour les deux premiers, sur les oeuvres interprétées lors des récitals Schubert et Schumann, pour le troisième, sur « Les Noces de Figaro » de Mozart, Bruno Monsaingeon termine ce cycle avec « La Voix de l’âme, » un vaste rétrospectif portrait du maestro (• Prix Vidéo de l’Académie Charles Cros, 1998 • Prix François Reichenbach, Orphée du Lyrique en Images, 1998).
Il réalise ensuite un film sur l’œuvre de Schubert « La Jeune Fille et la Mort » avec le Quatuor Alban Berg. Ceux-ci analysent l’œuvre lors de Master classes dispensées au Conservatoire de Lübeck au tout jeune Quatuor Artemis, et donnent ensuite, leur propre interprétation de ce chef d’œuvre.
Simultanément, Bruno Monsaingeon consacre de longues années à la réalisation d’un portrait du pianiste russe Sviatoslav Richter, et reconstruit avec lui le récit de sa vie; parallèlement à ces entretiens, une vaste recherche d’archives est lancée dans le monde entier. Ce travail donne naissance début 98 au film « Richter, l’Insoumis » dont les éditions livre et vidéo sont les prolongements. (• FIPA d’Or 1998 • Prix Procirep Classique en images – Ve biennale de musique filmée, 1998 • Prix du documentaire – Festival de Banff, Canada,1998 • Prix Vidéo de l’Académie Charles Cros, 1998 • Prix de la meilleure diffusion musicale audiovisuelle – Syndicat professionnel de la critique dramatique et musicale, 1998 • Grand Prix Pratt & Whitney Canada – Festival du film sur l’Art de Montréal, 1999 • Royal Philharmonic Society Music Award,1999).
Il réalise ensuite un portrait de Julia Varady, l’une des cantatrices les plus adulées du monde musical et pourtant largement méconnue du grand public. Ce portrait, intitulé « Julia Varady ou le Chant Possédé » présente les différentes étapes de sa carrière et est complété par un récital, avec la grande pianiste russe Viktoria Postnikova, dans des œuvres de Wagner, Strauss et Tchaïkovsky.
En 1999, il réalise « Gilles Apap joue le 3è Concerto de Mozart », documentaire basé sur l’interprétation très personnelle que fait le violoniste du 3è concerto de Mozart : il intègre dans la cadence du final des variations sur des airs de musique populaire (jazz, blues, country music, musique irlandaise, tsigane, indienne etc…).
En 2000, Bruno Monsaingeon réalise « L’Art du Violon » (Diapason d’Or, Choc du Monde de la Musique, Grand Prix de l’Académie Charles Cros) dans lequel il évoque, à l’aide de documents d’archives et de témoignages, le vaste panorama du monde du violon au XXème siècle et ses plus significatifs interprètes, de Mischa Elman à Isaac Stern en passant par Jascha Heifetz, Fritz Kreisler, David Oïstrakh et Yehudi Menuhin.
Il réalise également « Piotr Anderszewski joue les Variations Diabelli » (Choc du Monde de la Musique et Diapason d’Or pour le CD et le DVD)où le jeune pianiste nous propose une interprétation magistrale du chef d’œuvre de Beethoven précédée d’une séquence d’explications illustrées où il livre son analyse de l’œuvre.
En 2001, il réalise « Scènes de Quatuor », qui illustre, avec le jeune Quatuor Artémis, ce qu’est la vie commune d’un groupe restreint de musiciens qui se consacrent au perfectionnement des plus belles pages de la musique. Avec pour arrière-fond cette problématique, ce film est centré sur l’une des œuvres les plus ambitieuses et mystérieuses de toute la littérature pour quatuor : la « Grande fugue » de Beethoven.
En 2002, il réalise plusieurs concerts pour piano : « Francesco Libetta« à La Roque d’Anthéron (DVD nominé aux Victoires de la Musique) ;
« Grigori Sokolov« au Théâtre des Champs-Elysées ;
« Piotr Anderszewski« à Varsovie, dans deux concertos de Mozart que celui-ci joue et dirige simultanément.
Début 2003, il achève un double programme consacré au chef d’orchestre russe Guennadi Rojdestvensky : « Profession, Chef d’Orchestre » (Prix Pédagogie Musique, Festival FIFAP Unesco), un documentaire axé sur l’art de la direction d’orchestre et un concert composé des Âmes Mortes de Schnittke et de Zdravitsa de Prokofiev.
En 2004, il réalise « Notes Interdites, Scènes de la vie musicale en Russie Soviétique », (• Pratt & Whitney Grand Prize, Festival International des Films sur l’Art, Montréal 2005 • Grand Prix Musique, FIFAP Unesco 2005), ainsi que
« Valery Sokolov, un violon dans l’âme », un concert filmé précédé d’un court portrait du prodigieux violoniste ukrainien âgé de 17 ans.
En 2004, Bruno Monsaingeon fait également ses débuts de chef d’orchestre à Ekaterinbourg, en Russie. Il y joue un concerto de Bach avec l’Orchestre Philharmonique de l’Oural, puis dirige deux concertos de Mozart et Beethoven pour le brillant pianiste russe, Boris Berezovsky.
En 2006, il achève « Glenn Gould – Au delà du temps » (•Fipa d’Or, Biarritz 2006 • Choc de l’Année 2006 du Monde de la Musique), documentaire où Bruno Monsaingeon s’interroge sur les traces laissées par le pianiste canadien, sur la signification de son œuvre d’interprète, sur la genèse d’un génie musicien. Ce film est ponctué de nombreux extraits de séances d’enregistrements et de concerts filmés entre 1948 et 1982.
En 2007, Bruno Monsaingeon tourne « Julia Varady, le passage du flambeau », un film consacré aux Master classes de la grande cantatrice.
Ces deux dernières années, Bruno Monsaingeon a collaboré avec deux jeunes musiciens prodigieux : David Fray et Piotr Anderszewski.
« David Fray enregistre Johann Sebastian Bach« réalisé en 2008 est un documentaire filmé lors de l’enregistrement du second disque de David Fray dans lequel celui-ci dirige de son piano la « Deutsche Kammer Philharmonie Bremen ».
En 2008, il filme « Piotr Anderszewski en Récital à Varsovie« et achève dans la foulée un documentaire sur le pianiste prodige polonais : « Piotr Anderszewski, Voyageur intranquille« (•Fipa d’Or, Biarritz 2009). Bruno Monsaingeon nous emmène dans un voyage en train en compagnie de Piotr Anderszewski dont il nous dresse un émouvant portrait.
En 2008 également, il filme l’orchestre de chambre d’Europe, dirigé par Vladimir Ashkenazy, avec Valery Sokolov en soliste.
Enfin, en 2009, c’est un Récital Valery Sokolov/David Fray, filmé au Festival de Verbier
Bruno Monsaingeon est aussi l’auteur de sept livres : « Mademoiselle » (entretiens avec Nadia Boulanger aux éditions Van de Velde), « Le dernier Puritain « , « Contrepoint à la ligne » et « Non, je ne suis pas du tout un excentrique » une série de trois livres contenant tous les écrits du grand pianiste canadien, compositeur et écrivain, Glenn Gould (éditions Fayard), « Richter, Ecrits et Conversations » (Editions van de Velde – Arte Editions – Actes Sud 1998), « Passion, Menuhin » (Editions Textuel – Arte Editions, 2000), et « Glenn Gould : Journal d’une crise suivi de Correspondance de concert« (Editions Fayard, 2002).